Vous êtes ici

Actualités
A quoi ça sert ?
A Luzech, une table ronde sur les transhumances
jeu, 07/04/2022 - 10:14
Descente sur Caïx, le brouillard s'est enfin levé

Après un arrêt au début du 20ème siècle, la transhumance est relancée dans le Lot depuis les années 2003, par l’association Transhumance en Quercy dans le cadre du programme « reconquête des espaces embroussaillés » du Département du Lot. Chaque année, à la mi-avril, près de 600 brebis quittent le causse au départ de Rocamadour et parcourent 75 km en 5 jours pour rejoindre les parcours de l'Association Foncière Pastorale de Luzech Labastide du Vert, soit quelques 300 ha mis à disposition dans ce territoire où l'élevage ovin n’existe plus depuis les années 70.
Comment est-ce rendu possible ? Quel est la genèse de ces arrangements entre propriétaires fonciers et éleveurs ? Quelles sont les différences avec les transhumances pyrénéennes ? Comment s’organisent les déplacements ? Quels en sont les résultats ? Et notamment quels sont les bénéfices réciproques, pour l’éleveur, l’élevage, le paysage, la biodiversité, la vie culturelle et sociale ? Quid du retour du métier de berger ?
Autant de questions à explorer lors d’une table ronde qui aura lieu le vendredi 15 avril 2022 à 17h30 à la salle du Barry à Luzech, dans le cadre de la Transhumance 2022.
En présence de Didier Peyrusqué, auteur de films sur la transhumance (Parc national des Pyrénées), Jean-Louis Issaly, éleveur et fondateur de Transhumance en Quercy, et Abdon Calvo, de l'Association foncière pastorale libre de Luzech et de Labastide-du-Vert.
Modératrices : Martine Bergues, chargée de mission ethnologie, et Isabelle Lapèze, chargée de mission agriculture environnement, du Département du Lot

  • Tout le programme de la transhumance modifié à cause de l'épidémie de grippe aviaire: cliquez-ici

Transhumance : ici ou ailleurs, hier ou aujourd’hui, son objet est de permettre à des troupeaux domestiques de pâturer dans des lieux situés hors du territoire d’origine. Ceci suppose que les éleveurs décident du déplacement de leurs troupeaux, que des parcelles soient disponibles et que les troupeaux soient effectivement déplacés. Trois opérations qui n’en font qu’une lorsqu’on parle de transhumance.
Ce système d’élevage peut avoir un ancrage historique. C’est le cas pour le déplacement de troupeaux de régions vers d'autres dont les périodes de végétation sont décalées en fonction des saisons ou en raison de climats différents. C’était le cas dans le Lot pour les transhumances qui partaient d’Espédaillac pour les monts du Cantal au 18e siècle et dont certaines ont pu réunir jusqu’à 10 000 brebis. C’est toujours le cas dans les Pyrénées, comme dans les Alpes, dont les estives accueillent les troupeaux sous la conduite de bergers et bergères.